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Temps de lecture - 27 minutes
Depuis quelques mois, une petite phrase revient dans les rencontres marketing : « Le SEO est mort. »
Mis à jour le 4 février 2026
Et pourtant, si vous travaillez pour un festival, un événement ou une attraction touristique au Québec, vous le voyez déjà : vos visiteurs continuent de chercher, de comparer, de valider… simplement pas toujours au même endroit.
Ce qui change, ce n’est pas le besoin d’être trouvable.
C’est le chemin qui mène à vous.
Aujourd’hui, des outils comme ChatGPT, Gemini, Claude ou les aperçus AI de Google deviennent des points de découvrabilité. Ils résument, recommandent, comparent. L'internaute a parfois accès à toute cette information avant même de cliquer sur un site. Et dans ce nouveau modèle, une question devient stratégique :
Quand une IA répond à « quoi faire ce week-end au Québec ? », est-ce que votre expérience existe dans sa réponse… ou seulement sur votre site ?
C’est là que le GEO (Generative Engine Optimization) entre en jeu : une évolution naturelle du SEO, centrée sur un nouveau type de visibilité.
Le SEO est mort ? On l’a déjà entendu au moment du mobile. Puis avec l’arrivée des extraits optimisés. Puis avec les « zéro clic »1. À chaque fois, la même panique… et la même réalité : le SEO ne disparaît pas, il s’adapte.
Même avec l’essor des assistants IA, on est encore dans un monde hybride… mais en pleine accélération. Selon un rapport de Conductor, le trafic référencé par l’IA représente aujourd’hui en moyenne 1,08 % des visites web (avec des variations d’environ 0,25 % à 2,80 % selon les industries). Surtout, ce chiffre n’est pas figé : Conductor observe une croissance continue d’environ 1 % mois après mois, signe que la part de l’IA dans les parcours de recherche augmente progressivement et durablement.
Et surtout, l’adoption de l’IA ne remplace pas Google. Elle peut même l’amplifier. Selon SparkToro/Datos, lorsque les utilisateurs adoptent des outils d’IA, leurs recherches sur Google augmentent également.
Dans la même logique, des données de Similarweb montrent que la très grande majorité des utilisateurs de ChatGPT, environ 95 %, utilisent aussi Google dans leurs parcours de recherche.
Autrement dit : le SEO traditionnel demeure le pilier principal, surtout pour les requêtes transactionnelles (billets, horaires, stationnement, calendrier).
Et la bonne nouvelle, c’est que vos pratiques SEO actuelles nourrissent aussi les réponses des IA génératives. Il ne s’agit pas de repartir de zéro, mais de comprendre ces nouveaux parcours de recherche: plus fragmentés, plus indirects.
Le vrai sujet : le modèle de découvrabilité a changé
Avant, le parcours était simple : on cherche → on clique → on découvre.
Aujourd’hui, de plus en plus souvent, on cherche → on obtient une réponse → ensuite, parfois, on clique. Dans un aperçu AI, l’utilisateur lit une synthèse. Dans ChatGPT, il obtient une recommandation. Dans Gemini, un itinéraire. Et seulement après, il décide s’il veut approfondir.
Dans ce modèle, le SEO reste le socle : il maintient votre contenu accessible, indexable, crédible. Mais une nouvelle surface de visibilité s’ajoute : celle des réponses générées, où la performance se mesure aussi en citations, mentions et inclusion dans la synthèse.
Bref : mêmes fondamentaux, nouveau terrain.
Le GEO (Generative Engine Optimization), c’est l’art d’optimiser sa présence pour apparaître dans les réponses générées : être cité, mentionné ou utilisé comme source quand une IA résume un sujet.
Ce que le GEO n’est pas :
Le GEO s’appuie sur des fondations SEO (qualité, clarté, crédibilité), mais vise un autre résultat : la mention.
Avant : Google comme point d’entrée unique
Pendant longtemps, la découvrabilité ressemblait à un seul couloir :
requête → page de résultats Google → clic → site
Pour un festival ou une attraction, c’était limpide : si vous étiez bien positionné, vous existiez dans la tête du public au bon moment. Si vous n’étiez pas là, vous étiez invisible.
Aujourd’hui, ce couloir s’est transformé en carrefour.
Prenons un exemple : une personne demande à ChatGPT : « Quelles sont les meilleures activités familiales près de Québec cet été ? » L’IA cite ou recommande quelques noms. L’utilisateur retient une suggestion, puis tape sur Google : « Billets + [nom de l’attraction] » et clique sur un résultat organique.
Dans GA4 (Google Analytics 4), cette session sera très probablement comptée comme Google / organique (ce qui voudrait dire issue du SEO).
Mais le déclencheur initial (l’idée, la présélection, la recommandation) venait de l’IA (donc issue du GEO). Et comme le parcours est fragmenté (souvent sans lien traçable), l’attribution se brise : on perd une partie de la contribution réelle des IA dans le “pourquoi ils sont venus”.
Le point important : l’attention se répartit… et la découverte aussi.
Avec l’IA, les habitudes de recherche évoluent : les requêtes deviennent de plus en plus précises et élaborées, parce que les assistants peuvent fournir des réponses plus complètes et contextualisées.
Et ça concerne directement les acteurs touristiques, puisque vos visiteurs ne cherchent pas seulement un « produit » : ils posent des questions très concrètes et détaillées. Ils cherchent des idées selon leur budget, la météo, la durée du séjour, leurs intérêts, ou encore des itinéraires « clé en main », des « meilleurs X » et des incontournables à ne pas manquer.
Résultat : vos contenus doivent être pensés pour répondre à ces questions de plus en plus spécifiques, afin d’être visibles et citables dans ces nouvelles réponses.
Quand une IA répond, elle ne « devine » pas au hasard (même si elle peut se tromper). Dans de nombreux cas, elle va chercher, agréger, puis composer une réponse à partir d’informations disponibles et de ce qu’elle sait déjà.
On appelle souvent ça l’ancrage (ou grounding) : l’IA s’appuie sur des sources (contenus du web, données accessibles, documents) pour ancrer sa réponse avant de la reformuler.
Et oui : les médias sociaux peuvent faire partie de ces sources, mais avec une nuance importante. Si une publication est indexée ou trouvable via le moteur de recherche utilisé par l’IA, il y a des chances qu’elle puisse y accéder et l’intégrer indirectement à sa réponse. En revanche, plusieurs plateformes sociales limitent ou bloquent l’accès à certains bots d’IA, donc tous les posts ne sont pas forcément visibles. C’est du cas par cas. Vous pouvez consulter Planable pour plus de détails sur le sujet.
Un LLM (Large Language Model, ou grand modèle de langage) est une intelligence artificielle entraînée sur d’énormes volumes de textes pour comprendre et générer du langage naturel. Concrètement, il prédit les mots les plus probables à la suite d’une phrase, ce qui lui permet de répondre à des questions, reformuler, résumer ou produire du contenu.
Les modèles d’OpenAI (ceux qui font fonctionner ChatGPT) sont développés à partir de trois grandes sources :
Conséquence concrète : les LLM développent des associations « marque-attribut » (ex. « familial », « pas cher », « haut de gamme », « incontournable ») qui influencent la probabilité d’être cité, parfois avant même une recherche en direct. Si une destination ou un événement est souvent décrit d’une certaine façon dans l’écosystème (médias, avis, articles, réseaux), l’IA a tendance à reproduire cette association.
Attention au contenu mal compris (AI Brand Drift)
Un autre point important à noter (et souvent sous-estimé) : votre message de marque n’est plus entièrement sous votre contrôle.
Les IA reformulent votre offre à partir d’un mélange de contenus : votre site, des articles médias, des avis, des mentions sociales… bref, tout ce qui façonne votre e-réputation. Or, cette e-réputation influence directement la façon dont une IA vous présente (et donc votre visibilité en GEO). Et parfois, le récit dérive : on parle alors d’AI brand drift (dérive de marque). L’impact peut être réel, parce que la première impression se fait dans la réponse générée — avant même que la personne n’arrive sur votre site.
Pour limiter l’AI brand drift, il faut reprendre la main sur ce que l’IA « apprend » et répète de votre marque :
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la dérive de marque (AI Brand Drift), savoir comment la diagnostiquer et quoi faire pour y remédier, vous pouvez consulter martech pour plus d’informations (en anglais).
Quand une IA doit choisir quoi retenir et comment le résumer, trois critères pèsent lourd :
Et « structuré » ne veut pas dire « optimisé pour des robots ». Ça veut dire : simple à comprendre.
D’ailleurs, ces critères ne sont pas nouveaux : ce sont les mêmes principes de base que le SEO (qualité, clarté, intention de recherche, contenu utile). Autrement dit, non : le SEO n’est pas mort. Il reste essentiel, et il est même renforcé par l’arrivée des IA, qui privilégient elles aussi les contenus les plus fiables et les mieux organisés.
Des analyses récentes montrent que les LLM prêtent attention à l’ordre de l’information, à la hiérarchie des idées (titres et sous-titres), à la mise en forme (listes, tableaux, éléments mis en évidence) et à la répétition qui renforce ce qui est important.
C’est pour ça qu’un contenu mal structuré (même riche en mots-clés) peut ne pas ressortir dans les réponses IA, alors qu’un article clair, bien organisé, peut être cité ou reformulé, même sans sophistication technique.
Pour le tourisme, les IA sont particulièrement fortes là où tout commence : le haut de l’entonnoir.
Les requêtes du type :
Ce sont des questions de découverte, de présélection, de préférence. Et de plus en plus, la première impression se fait dans une réponse générée.
Dans ces systèmes, il existe souvent un effet d’inertie : les premières marques citées reviennent plus souvent, parce qu’elles sont déjà associées à certains attributs et qu’elles apparaissent dans les sources récurrentes.
Ce n’est pas gravé dans le béton, mais une fois l’idée en place, c’est plus difficile de la renverser.
Vous l’avez compris, le GEO s’appuie sur des fondations SEO déjà connues :
Et le gain du GEO est très concret : être recommandé/cité agit comme un accélérateur de confiance. Pour un festival ou une attraction, c’est énorme : on vend une expérience, souvent planifiée à l’avance, avec des contraintes (budget, déplacement, météo, groupe). Une mention dans une réponse IA peut peser comme une validation.
Si l’organique se fragmente, la tentation est d’acheter l’attention ailleurs (social, search, retargeting). À long terme, ça peut augmenter la dépendance aux médias payants, donc la pression sur le CAC (coût d'acquisition d'un client) et les marges. Le GEO est aussi une façon de diversifier sa présence, sans miser sur un seul canal.
La suite logique n’est pas de « tout refaire », mais de se poser les bonnes questions :
Dans les prochains contenus, nous irons encore plus loin : comment se préparer au GEO, les fondations techniques ainsi que les principes de contenus. Restez à l’affût!
1 : Les recherches « zéro clic » se produisent lorsque les utilisateurs obtiennent directement leurs réponses sur la page de résultats, sans avoir besoin de cliquer sur un site web. Ce sont ces recherches « zéro clic » qui expliquent la baisse du nombre de clics vers les sites.
Sources:
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