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Mis à jour le 14 septembre 2026
Au Québec, 21 % de la population âgée de 15 ans et plus vivait avec au moins une incapacité en 2022. L’accessibilité des festivals et des événements concerne donc une part importante de la population et ne se limite pas à quelques aménagements sur un site. Elle touche l’ensemble de l’expérience, de l’information diffusée en amont à l’accueil et aux déplacements sur place. Alors, par où commencer? Et comment passer d’initiatives individuelles à une véritable culture d’accessibilité dans le secteur?
Isabelle Ducharme, présidente du conseil d’administration de Kéroul, et François-G. Chevrier, directeur général d’Événements Attractions Québec, nous parlent des idées reçues à déconstruire, des actions qui peuvent faire une différence et des façons de faire évoluer les pratiques.
Des fois, j’ai l’impression que les promoteurs d’événements ont encore de la difficulté à définir ce qu’on entend par accessibilité.
François : Des fois, j’ai l’impression que les promoteurs d’événements ont encore de la difficulté à définir ce qu’on entend par accessibilité. Avant même de se demander : « Est-ce que mon événement est accessible? », il faut d’abord se demander : « Quel objectif est-ce que je veux atteindre? Est-ce que je veux tendre vers une accessibilité universelle ou simplement rendre certains éléments de mon événement accessibles? ». Il reste donc du travail à faire pour bien définir ce qu’on souhaite réellement atteindre.
Il faut aussi éviter de limiter l’accessibilité à certains éléments précis. Par exemple : « Est-ce que j’ai une zone accessible pour les personnes à mobilité réduite? ». On se concentre souvent sur les limitations visibles, sans nécessairement considérer l’ensemble du parcours de la personne avant, pendant et après l’événement.
Il faut donc faire de la sensibilisation pour amener les organisations à réfléchir à l’accessibilité dans sa globalité, à toutes les étapes de l’expérience. Malgré la bonne volonté, lorsqu’on connaît encore peu le sujet, il est difficile de savoir par où commencer.
Isabelle : Je pense qu’une des grandes difficultés, c’est que l’accessibilité est souvent perçue comme un immense chantier : quelque chose qui va coûter cher, prendre du temps et demander beaucoup de ressources.
Alors qu’en réalité, c’est souvent beaucoup plus simple qu’on le pense. Il faut d’abord se donner un plan et évaluer l’accessibilité de son événement.
(...) l’accessibilité est souvent perçue comme un immense chantier (...) Alors qu’en réalité, c’est souvent beaucoup plus simple qu’on le pense.
À partir de là, on peut déterminer les priorités et avancer progressivement. Ce n’est donc pas nécessairement aussi complexe que ce que l’on peut imaginer lorsqu’on se demande simplement : « Je veux rendre mon festival ou mon événement accessible. Par où est-ce que je commence? »
(...) lorsqu’on parle d’accessibilité, on pense automatiquement au fauteuil roulant. En réalité, l’accessibilité est beaucoup plus large.
Isabelle : Une des premières idées reçues, c’est que lorsqu’on parle d’accessibilité, on pense automatiquement au fauteuil roulant. En réalité, l’accessibilité est beaucoup plus large. Lorsqu’on veut être inclusif, il faut réfléchir à l’accessibilité universelle.
Si on veut accueillir l’ensemble de la population, il faut bien sûr penser à l’accessibilité physique des lieux, mais aussi aux personnes malvoyantes ou malentendantes, aux personnes neurodivergentes et à toutes celles qui peuvent rencontrer des obstacles dans leur expérience.
Cela demande une réflexion beaucoup plus large que simplement : « Est-ce que j’ai une plateforme qui permet à une personne en fauteuil roulant de bien voir le spectacle? ».
L’accessibilité passe aussi par la sensibilisation des équipes sur le terrain. Il ne faut pas avoir peur d’aller vers une personne qui semble chercher son chemin et de lui demander : « Est-ce que vous avez besoin d’aide? ». Il faut d’abord avoir l’information nécessaire, mais aussi être à l’aise d’accueillir une clientèle dont les besoins peuvent être différents de ceux auxquels on est habitué. Encore une fois, cette approche est souvent beaucoup plus simple qu’on peut le croire.
François : J’ajouterais que l’accessibilité est souvent perçue uniquement sous l’angle de la logistique ou de l’aménagement. J’aime rappeler aux promoteurs qu’il faut aussi revenir à la mission de leur organisation et à ce qui les a motivés à créer leur événement : rassembler les gens, favoriser la socialisation, créer des occasions de partage et de découverte, mettre en valeur des artisans, des sportifs amateurs ou des artistes.
(...) l’accessibilité est souvent perçue uniquement sous l’angle de la logistique ou de l’aménagement.
Lorsqu’on revient à cette volonté qui mobilise une équipe, des bénévoles et un conseil d’administration, l’accessibilité devient beaucoup plus naturelle. Elle s’inscrit directement dans la mission de l’événement plutôt que d’être perçue comme une contrainte supplémentaire.
L’accessibilité ne doit pas non plus être considérée uniquement comme un effort à faire pour répondre aux besoins d’une minorité ou rejoindre une clientèle potentielle. Selon le gouvernement du Québec, 21 % de la population québécoise âgée de 15 ans et plus avait au moins une incapacité en 2022. Cette proportion serait aujourd’hui estimée à 23 %. Avec le vieillissement de la population, cette réalité prendra encore davantage d’importance.
Les personnes en situation de handicap sortent, participent à des activités et consomment.
Il y a donc un enjeu d’inclusion et d’équité, mais aussi une occasion pour les organisations. Les personnes en situation de handicap sortent, participent à des activités et consomment. Les études le démontrent. Lorsqu’un événement est accessible et que cette accessibilité est clairement communiquée, il peut rejoindre une clientèle qui demeure parfois sous-desservie.
Et comme Isabelle le mentionnait, l’accessibilité ne repose pas uniquement sur les équipements ou les aménagements. Elle repose aussi sur les comportements. Il faut donc considérer l’expérience dans son ensemble : l’accueil, l’information, la préparation des bénévoles, les déplacements, les salles de bain, l’alimentation, les concessions, et bien sûr l’accès au spectacle ou aux activités. C’est une expérience globale.
Isabelle : Dans le même ordre d’idées, une autre perception à déconstruire est celle du coût. On pense souvent : « Ça va être une grosse dépense ». Il faut plutôt voir l’accessibilité comme un investissement dans l’expérience offerte et dans la capacité de l’événement à accueillir davantage de personnes.
Pour reprendre ce que François disait, les personnes en situation de handicap ne se déplacent pas nécessairement seules. Elles peuvent être accompagnées d’une personne proche, d’un ami, d’un membre de leur famille, d’un préposé ou d’un autre accompagnateur. Lorsqu’un événement est accessible, ce n’est donc pas seulement une personne qui peut y participer : c’est souvent tout un groupe qui peut profiter de l’expérience.
Il faut plutôt voir l’accessibilité comme un investissement dans l’expérience offerte et dans la capacité de l’événement à accueillir davantage de personnes.
François : On retrouve ce principe dans d’autres secteurs. Dans l’hôtellerie, par exemple, on a beaucoup parlé de situations où une personne dans un groupe ne peut pas accéder à une salle pour un congrès, un mariage ou un événement. Ce n’est pas seulement cette personne que l’organisation risque de perdre : c’est l’événement lui-même.
C’est la même logique pour les festivals et les événements. Si Isabelle veut sortir avec sept ou huit amis, mais qu’elle ne peut pas participer parce que l’événement n’est pas accessible, le groupe peut choisir une autre activité qui répond à ses besoins.
Il ne faut donc pas limiter l’accessibilité à la personne qui rencontre un obstacle. Les répercussions vont bien au-delà : elles touchent aussi sa famille, ses amis et l’ensemble de sa communauté.
Isabelle : En partant, je pense que la perfection n’est pas de ce monde. Il n’y a pas de lieu ou d’événement qu’on peut juger parfait. Je dirais par contre que le plus important, c’est de se sentir prêt à travailler.
Après ça, c’est vraiment d’y aller par les bonnes étapes et de commencer par une analyse de la situation. Ça peut être de faire un comparatif avec d’autres événements et de se demander : « Bien, vous, ça a l’air de bien fonctionner. Comment vous faites? »
La volonté est déjà un bon point de départ, mais il faut aussi mettre les bonnes personnes en place et s’assurer que la démarche est transversale.
La volonté est déjà un bon point de départ, mais il faut aussi mettre les bonnes personnes en place et s’assurer que la démarche est transversale. C’est ça qui est le plus important : que ça ne reste pas simplement entre les mains d’une personne responsable de l’accessibilité qui garde ça dans son bureau. Il faut que tous les niveaux de l’organisation soient impliqués.
François : C’est une préoccupation collective. Et j’aime la façon dont Isabelle l’amène : dans la recette de l’accessibilité, il y a plusieurs ingrédients, mais il n’y a pas nécessairement une séquence optimale par laquelle tout le monde doit commencer.
Ça peut être de faire un diagnostic pour essayer d’identifier où on peut s’améliorer. Mais après ça, chaque promoteur va regarder sa réalité et la typologie de son site. Est-ce qu’il est dans un champ ou dans un centre urbanisé? Est-ce que le terrain qu’il occupe a déjà certaines facilités d’accessibilité ou est-ce qu’il part de zéro?
À partir de là, il peut faire des choix. On pense naturellement au handicap physique en premier, mais il y a différentes façons d’agir, selon les ressources disponibles et les besoins exprimés par la clientèle. On peut, par exemple, mettre en place des mesures comme des vestes vibrantes pour les personnes concernées.
Les partenaires sont aussi une belle avenue. Si vous trouvez un commanditaire qui souhaite s’engager concrètement envers une forme d’accessibilité, pourquoi ne pas commencer par-là? L’idée, c’est de se mettre en mouvement, un geste à la fois.
Ce qu’on aime rappeler avec Kéroul, c’est que vous n’êtes pas seuls. Il y a des outils, de l’accompagnement, des conseils, des leviers… Vous ne partez jamais vraiment de zéro en accessibilité.
Les partenaires sont aussi une belle avenue. Si vous trouvez un commanditaire qui souhaite s’engager concrètement envers une forme d’accessibilité, pourquoi ne pas commencer par-là?
Ce n’est pas nécessaire d’avoir un plan parfait ou de se sentir complètement prêt. Il faut commencer quelque part et avancer à partir de là.
Isabelle : Il y a des actions qui sont plus faciles à mettre en place, peu importe la grosseur de l’événement ou sa durée, comme de s’assurer que le personnel est formé.
Il y a des actions qui sont plus faciles à mettre en place, peu importe la grosseur de l’événement ou sa durée, comme de s’assurer que le personnel est formé.
Ça ne demande pas de gros investissements et ça peut se faire en groupe. Ce sont des choses de base qui vont complètement changer l’expérience pour la personne qui cherche de l’information et qui n’a pas besoin de s’adresser à quatre personnes différentes pour avoir une réponse à sa question : « Où sont les toilettes accessibles? Où est-ce que je peux me procurer les billets? Où sont les stationnements? » Ce n’est pas compliqué à mettre en place et ça facilite beaucoup les choses pour la personne.
L’accès à l’information, ce n’est pas uniquement sur le site, c’est aussi avant : est-ce qu’un plan d’accessibilité du lieu est disponible? Quels sont les dispositifs d’accessibilité sur place? Plus on peut avoir de l’information en amont, mieux c’est.
L’accessibilité du site, c’est une question de trajectoire et, bien souvent, ça n’implique pas de gros investissements, mais plutôt de la signalisation et de l’information. Et s’il y a des choses qui ne sont pas accessibles, dites-le : « Nous avons un espace extérieur en pleine montagne avec beaucoup de gravelle. » Parfait, je vais venir en fauteuil manuel avec une personne suffisamment forte pour me pousser.
Il y a plein de petites choses comme ça qui peuvent définitivement aider à rendre l’expérience plus agréable pour tout le monde.
François : J’aime l’idée de transparence : assumer qu’on aimerait être parfait, qu’on est peut-être un peu gêné par certaines limites, mais mieux vaut la vérité qu’une information cachée pour ne pas mal paraître. Parce que pour la personne qui se retrouve dans l’expérience sur la base de mauvaises informations, c’est désagréable. Au moins, avec toute l’information, la personne peut prendre une décision éclairée.
On a constaté que les attractions ont fourni des efforts en matière d’accessibilité, mais que c’est encore mal communiqué. C’est difficile de trouver l’information. Souvent, sur le site web, elle se trouve dans la foire aux questions : il faut aller ouvrir le tiroir de la quatrième question pour se rendre compte que, oui, c’est accessible. Rendez ça plus clair. Et pour ça aussi, il y a du conseil.
On a constaté que les attractions ont fourni des efforts en matière d’accessibilité, mais que c’est encore mal communiqué.
Et l’accessibilité, ce n’est pas juste l’expérience ou le fait de pouvoir voir le spectacle. C’est aussi de penser aux besoins essentiels. Une toilette accessible, c’est bien, mais est-ce que le corridor pour s’y rendre est accessible? Est-ce que le cache-fil est facile à franchir? S’il faut que je traverse la foule en fauteuil sans avoir la garantie qu’il ne coincera pas, oubliez ça, ça n’arrivera pas.
On ne vit pas ces contraintes-là au quotidien. On n’a pas nécessairement les bons réflexes. C’est important de se mettre dans cette posture. Ça demande un peu plus, mais là encore, il y a de l’aide, des outils… pour faire le extra mile.
François : L’objectif du projet de Kéroul, et on est enthousiastes d’embarquer avec eux, c’est de regrouper au même endroit les étapes, les outils, les questions… Pour ceux qui sont curieux, allez voir le répertoire de Kéroul : il y a déjà des festivals et des événements partout au Québec qui ont fait de belles adaptations.
C’est aussi une façon de se rendre compte que, parfois, ce sont des choses assez simples. La boîte à outils permettra d’aller plus loin et d’aller chercher les pratiques qui nous manquent.
La particularité d’un site festivalier, c’est que c’est une construction éphémère, dans des contextes de déploiement très variés. Quand on parle d’une attraction, d’un hébergement ou d’un restaurant, c’est un peu le Code du bâtiment qui entre en jeu. Normalement, dans une construction plus récente, il y a un respect de certaines normes qui n’existaient pas nécessairement dans l’événementiel.
La boîte à outils vise donc à partager les meilleures pratiques pour voir comment on peut bâtir un site et développer les bons réflexes afin que l’accessibilité universelle soit prise en compte dès les plans.
La boîte à outils vise donc à partager les meilleures pratiques pour voir comment on peut bâtir un site et développer les bons réflexes afin que l’accessibilité universelle soit prise en compte dès les plans. La boîte à outils devient ainsi une ressource pour le promoteur qui veut franchir les différentes étapes.
Isabelle : Dans notre travail, autant en évaluation qu’en service-conseil, plusieurs festivals ou sites événementiels sont venus nous voir avec les mêmes questions, mais pas nécessairement avec les mêmes façons d’y répondre.
Effectivement, que l’on soit un gros ou un petit festival, que le lieu soit asphalté ou en campagne, les besoins sont différents. Il y a aussi eu des questions de mutualisation des équipements pour partager les coûts.
Donc, la boîte à outils vient aider les gens non seulement à mieux comprendre les différentes options pour rendre leur événement accessible, mais aussi à trouver des réponses adaptées à leur situation. Il y aura des sections précises, et il n’y aura pas nécessairement d’ordre à suivre.
Si vous souhaitez travailler sur l’accessibilité physique, il y aura une section qui explique comment adapter physiquement un lieu. Si vous êtes plutôt à l’étape de la planification, il y aura une autre section qui pourra vous être utile.
Les actions ne sont pas : « Voici les étapes 1, 2, 3… à suivre dans l’ordre. » Il faut vraiment y aller en fonction de là où vous en êtes rendus dans votre démarche, comme festival ou comme événement.
Des fois, c’est simplement une bonne idée d’aller voir la boîte à outils au complet pour se rendre compte par vous-même de ce dont vous avez besoin.
La boîte à outils vient aider les gens non seulement à mieux comprendre les différentes options pour rendre leur événement accessible, mais aussi à trouver des réponses adaptées à leur situation.
Isabelle : Un événement où je n’ai pas besoin de poser de questions, où j’ai toute l’information directement, facilement accessible, sur un site web bien construit et mise en évidence, et où je peux arriver sur le lieu sans avoir à interpeller qui que ce soit pour savoir où je m’en vais de façon sécuritaire. Où je me sens vraiment incluse et où je peux vivre tous les aspects de l’expérience de la même façon que les autres festivaliers, avec mes amis, ma famille, peu importe.
François : Exactement : un événement accessible pour tout le monde, avec le même niveau d’effort et la possibilité de vivre la même expérience.
François : Je pense qu’il y a quelque chose qui s’applique à peu près à tous les changements : c’est le point de bascule.
Il y a eu de très belles initiatives, de la bonne volonté, de bonnes pratiques. On ne les célèbre peut-être pas assez. Je pense donc qu’il va falloir qu’on en parle davantage.
Jusqu’à maintenant, il n’y avait peut-être pas une façon de s’organiser avec tous les outils et les conseils nécessaires pour y arriver. Pourtant, il existe des programmes de soutien à l’investissement pour les infrastructures, le parrainage de Kéroul, des conseillers, de l’expertise, des fiches et, maintenant, une boîte à outils.
Je pense qu’on doit laisser une certaine responsabilité à ceux qui ont été des leaders : être plus vocaux, en parler, partager leurs expériences et encourager les autres à emboîter le pas.
Je pense qu’à un moment donné, on va atteindre ce point critique-là. Ça deviendra alors comme une évidence qu’il faut le faire.
En attendant, je pense qu’on doit laisser une certaine responsabilité à ceux qui ont été des leaders : être plus vocaux, en parler, partager leurs expériences et encourager les autres à emboîter le pas. À un moment donné, ça va devenir un mouvement collectif.
Isabelle : Je pense que, pour passer à une culture d’accessibilité, c’est vraiment une question de partager les bons coups.
Si on fait ça, ça va devenir plus naturel, parce que les gens vont voir les avantages d’une telle démarche. Et c’est un succès autant pour l’événement que pour la société en général.
Ça ne peut que créer une mobilisation et nous amener à nous dire : « Moi aussi, je veux accueillir plus de personnes. Je veux que tout le monde puisse venir à mon événement. Je vais donc penser à tous les aspects de l’accessibilité pour que ça devienne vraiment une activité pour tous. ».
Rendre les festivals et événements plus accessibles ne demande pas d’attendre d’avoir tout réglé. Cela commence par mieux comprendre les besoins, rendre l’information accessible, former les équipes et intégrer l’accessibilité à chaque étape de l’expérience. Les outils, l’accompagnement et le partage des bonnes pratiques permettent ensuite d’aller plus loin et de faire évoluer les façons de faire. Surtout, l’accessibilité devient une véritable culture lorsqu’elle cesse d’être portée par quelques initiatives isolées et devient une responsabilité collective.
Le défi est maintenant de faire de ces pratiques un réflexe dans le secteur. À mesure que les organisations partagent leurs bons coups, leurs apprentissages et leurs solutions, l’accessibilité peut devenir non pas une exception à gérer, mais une composante naturelle de l’expérience événementielle.