FESTIVAL DU CINEMA INTERNATIONAL EN ABITIBI TEMISCAMINGUE
Temps de lecture - 5 minutes
Mis à jour le 23 octobre 2026
Téléchargez le communiqué de presse
Montréal, le 23 octobre 2026 – Événements Attractions Québec (ÉAQ), le plus important regroupement de festivals, événements et attractions touristiques au Québec, accueille de façon mitigée l’annonce de la composition du nouveau conseil des ministres. Près de 48 heures après l’assermentation, la satisfaction de voir l’arrivée de nouveaux ministres sur des portefeuilles importants pour nos secteurs, tels que la Culture, le Loisir, les Régions et l’Occupation du territoire, l’absence d’un ministre portant explicitement le mandat du Tourisme demeure une préoccupation majeure pour les entreprises de nos secteurs.
Bien que le tourisme soit effectivement un secteur économique majeur du Québec et qu’il puisse logiquement relever du portefeuille de l’Économie, le transfert du Tourisme au sein de ce ministère s’est réalisé sans mention ou référence claires sur les intentions ou les priorités du nouveau gouvernement en matière de tourisme. Cette situation soulève des inquiétudes pour les entreprises qui ont forgé des relations structurantes avec ce ministère au fil des années.
« C’est un choc pour plusieurs entreprises de nos secteurs de réaliser que, pour une première fois depuis 1963, le Québec n’aura plus de ministre spécifiquement responsable du Tourisme et que cette nouvelle approche risque de complexifier leur capacité à être en contact avec le ministre, qui sera responsable de plusieurs mesures publiques et programmes structurants pour eux. Sans ministre dédié, il n’y aura pas non plus de chef de cabinet ou de sous-ministre dédié au tourisme à interpeler. Plusieurs m’ont déjà souligné leurs craintes quant à leur future capacité à avoir l’attention d’un super ministre économique sur leurs enjeux d’entreprises touristiques », mentionne François-G. Chevrier, directeur général d’ÉAQ.
Même si le lien avec l’économie est évident, le tourisme est une industrie transversale qui doit avoir une voix forte au sein du Conseil des ministres pour assurer son développement avec cohésion. Sa gouvernance doit également permettre d’assurer une coordination claire et agile entre plusieurs ministères. C’est particulièrement vrai pour les festivals, événements et attractions touristiques qui sont présents dans toutes les régions du Québec et qui sont de puissants outils collectifs tant au niveau de l’économie locale, de la culture et de l’identité, de la valorisation et de la dynamisation territoriale, que de l’engagement social et de la mobilisation des communautés. Pour continuer à ce que nos secteurs contribuent pleinement au développement du Québec, il faudra parler d’emplois, d’immigration, de transport, d’affaires municipales, de sports et loisir, de transition climatique, d’agrotourisme, de numérique et IA, d’éducation pour préparer la relève et plus encore!
Donc, au-delà de la structure gouvernementale annoncée, les festivals, événements et attractions touristiques souhaitent maintenant un leadership identifiable et un accès simple et direct aux instances gouvernementales. Les entreprises de nos secteurs ont besoin d’un gouvernement qui comprend leurs réalités, qui coordonne efficacement les leviers mis à leur disposition pour en favoriser la cohérence et une simplicité de contact afin qu’ils puissent contribuer pleinement à l’économie québécoise.